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Identifier l'urgence et réagir vite !

Tous les symptômes d'une rupture possèdent un point en commun : leur caractère instantané dans un contexte d'apparente bonne santé.
Bilan sanguin parfait, pas d'hypertension artérielle, activités sportives et excellente santé globabe, la rupture d'anévrisme touche tout le monde.

Les symptômes de rupture

Une rupture d'anévrisme se traduit par une céphalée d'intensité inhabituelle et brutale (80 à 90 % des cas) accompagnée le plus souvent de vomissements en jet, parfois de photophobie. Une raideur de la nuque qui peut mettre plusieurs heures ou jours pour s'installer et, donc, être absente au premier examen peut apparaître, parfois de façon décalée.

Pour les personnes présentes, la réaction doit être d'autant plus immédiate si ces premiers symptômes sont accompagnés :

  • par une perte de connaissance temporaire ou non ;
  • de confusion ou une reprise de conscience confuse ;
  • de convulsions ;
  • par un coma.

Ces symptômes sont causés par une augmentation de la pression intracrânienne et leur gravité dépend du volume de l'hémorragie. Ainsi, dans le cas d'une hémorragie peu abondante, la raideur de la nuque peut se révéler le seul signe neurologique. En revanche, le coma est le signe d'une hémorragie massive.

À noter
L'intensité des symptômes varie en fonction de la localisation et l'ampleur de l'hémorragie. Ainsi, certaines personnes décriront une véritable explosion de douleur dans la tête, tandis que d'autres souffriront de douleurs plus modérées.

IMPORTANT !
La céphalée initiale peut être déclenchée par une brusque montée de la tension artérielle en raison d'un effort (sport, toux, poussée, mise en mouvement) ou d'une émotion intense (colère, peur, orgasme, douleur, stress) immédiatement ou à retardement.
Chez les personnes souffrant de migraines, la violence de la céphalée et/ou son caractère inhabituel doivent alerter.
En l'absence de déficits neurologiques, une personne peut être renvoyée chez elle avec un diagnostic de simples céphalées.

Des troubles neurologiques peuvent également apparaître parmi les suivants :

  • une faiblesse musculaire ou paralysie d'un et/ou deux membres et/ou du visage d'un même côté ;
  • une perte de la sensibilité et/ou picotement et/ou engourdissement ;
  • des troubles du langage (difficulté à s'exprimer, articuler, trouver ses mots ou comprendre) ;
  • des troubles de la vision (cécité, réduction du champ visuel ou déformation des images) ;
  • des troubles de l'équilibre (vertige) ou de la coordination (maladresse) ;
  • des convulsions, résultat d'une crise d'épilepsietrouble neurologique lié à une activité électrique anormale anormale de cellules nerveuses dans le cerveau, occasionnant une perturbation de ses fonctions normales.

AVC hémorragiqueQuelques signes indiquant que vous risquez faire un AVC, sur © Bella, Declick Group

Symptômes de rupture d'anévrisme Image de l'auteure Catherine Boullery

Troubles neurologiques lors d'une rupture d'anévrisme Image de l'auteure Catherine Boullery

D'après la Revue médicale suisse, « Près de la moitié des victimes d’une hémorragie sous-arachnoïdienne non traumatique (HSA) ne présentent initialement aucune altération neurologique, induisant parfois le clinicien en erreur ».

D'après M. Girot, « Malgré une présentation clinique typique de céphalée soudaine, d’emblée maximale qui domine la présentation clinique de nos manuels d’enseignement, le diagnostic reste difficile avec un nombre d’erreur diagnostique ou de diagnostic tardif de l’ordre de 12 % en particulier pour les formes purement céphalalgiques ».

D'après l'étude d'Anaïs Perez Sanchez :

les céphalées en coup de tonnerre.

la prise en charge d’une céphalée en urgence : nouvelles recommandations françaises.

l'hémorragie sous arachnoïdienne.

rupture d'anévrisme, amour et constipation.

le cas particulier de la femme enceinte.

Le diagnostic

Une hémorragie peut être confirmée par un scanner sans injection.
En cas d'image négative, mais de suspicion d'hémorragie, une analyse du liquide cérébro-spinal peut être réalisée à la suite d'un prélèvement par ponction lombaire.

Dans le cas d'un AVC hémorragique pédiatrique

Les symptômes sont à peu près identiques à ceux observés pour un adulte, c’est-à-dire céphalées avec ou sans nausées et vomissements, des déficits neurologiques tels que la perte de la sensibilité ou de la motricité, des troubles de la conscience ou du langage, des convulsions et/ou des problèmes visuels (vision dédoublée ou troublée…).
Cependant, selon l’âge, certains symptômes comme des troubles du langage ou la perte de la sensibilité sont délicats, voire impossibles à diagnostiquer.

D’après Fayçal Dahimène, « Il s’agit d’une pathologie méconnue par un grand nombre de médecins généralistes, pédiatres et neurologues ce qui complique sa prise en charge initiale à l’heure actuelle. »

Témoignages

Extrait du témoignage de Catherine D.

Le 27 décembre, sur le point de me coucher vers 1 h du matin, je me baisse pour ramasser la couverture tombée par terre. Et là !!! Les seuls mots qui me viennent à l'esprit c'est « UNE BOMBE DANS LA TÊTE, UNE EXPLOSION ». Il n'y a pas de mots assez forts pour décrire cette douleur (même pour moi, très dure à la douleur). Je hurle, réveille mon mari qui ne comprend pas ce qui m'arrive. Mes premiers mots sont : « Je suis en train de mourir… ». Aussitôt, il appelle les pompiers tandis que, moi, pendant 1 minute (c'est long 1 minute), je suis paralysée du côté droit (jambe et bras), je deviens aveugle, sourde et n'arrive plus à parler… Après cet instant, tout revient. Les pompiers arrivent et me disent que c'est sûrement des cristaux dans les oreilles, alors même que je leur explique que j'ai été paralysée. Et je continue de pleurer, complètement affolée. Je n'arrête pas de dire que je vais mourir…
Arrivé à l'hôpital vers 1 h 30, on me fait une perf d'antidouleur et j'explique ce qu'il vient de m'arriver. Et, là, l'attente commence. On me met dans un coin et rien ne se passe. 2 h du matin arrive. Mon fils et mon mari attendent jusqu'à 11 h du matin (heure du changement d'équipe).
Pour ma plus grande chance, le médecin-chef, neurologue, demande aux infirmières pourquoi je suis là. Lui comprend tout de suite le problème et me fait faire des tests (yeux, mains, doigts), puis passer un scanner avec contraste. À partir de ce moment-là, je commence à ne plus rien percevoir, sauf qu'on me met dans une sorte de coque, mais, malgré tout, j'entends des voix. Le médecin a vite compris que j'avais fait une hémorragie cérébrale liée à une rupture d'anévrisme. Il hurle sur tout le personnel et veut tous les noms des personnes qui m'ont pris en charge 2 jours avant, ne comprenant pas pourquoi ils m'ont laissé sortir avec tous les symptômes que je leur ai expliqués.

Extrait du témoignage d'Aurélie B.

Après le passage du docteur qui pensait à une migraine, j'ai passé la journée sur le canapé incapable de me lever souffrant le martyre et vomissant dès que j'essayais de me relever. En fin de journée le médecin a appelé une ambulance pour que je sois admise aux urgences afin d'avoir un scanner.
J'ai attendu plus de 6 heures pour qu'on daigne s'occuper de moi et, pour, au final, qu'on refuse que je passe un scanner. On m'a renvoyée chez moi à 4 h du matin avec une ordonnance pour acheter du paracétamol… Je ne tenais toujours pas sur mes jambes et la douleur était toujours là… Ont suivi deux jours terribles où je suis restée au lit quasi inconsciente sans pouvoir m'alimenter ni me lever… Le samedi j'ai insisté pour que mon compagnon téléphone au SAMU et donc été transféré dans un autre hôpital pour un scanner qui m'a été enfin fait (après avoir beaucoup insisté quand même), on m'a annoncé le diagnostic (rupture d'anévrisme et sang dans le cerveau ) entre deux portes et j'ai été transféré dans un autre hôpital.

Extrait du témoignage de Béatrice B.

Je me suis couchée le jeudi soir 26 novembre 2015 dans mon lit. Ensuite, c'est le trou noir… Je ne me souviens pas… Juste que, lorsque j'ai ouvert les yeux, on était samedi, qu'il y avait un carré de lumière au-dessus de ma tête qui ne ressemblait en rien au plafond de ma chambre… Il y avait une voix qui m'appelait : « Mme B., réveillez-vous, vous êtes en réanimation de neurochirurgie. » Wouah !!! Quel choc, quelle nouvelle !!! J'avais l'impression d'être dans un cauchemar, que j'allais me réveiller pour de bon dans ma chambre chez moi… Mais non, c'était bien la réalité.

Extrait du témoignage de Martine V.

Le 1er août 2017, après une journée de travail normal, je rentre chez moi tranquillement et me rends dans le potager pour cueillir quelques courgettes. Je me relève et je ressens une douleur atroce dans ma tête. Je dis à mon mari : « Quelque chose a explosé dans ma tête ! »
Je rentre dans la maison et m'allonge au salon, puis là, je commence à avoir des nausées et toujours très mal la tête. Mon mari s'inquiète et téléphone à mon frère qui est ambulancier pour avoir un conseil. Il lui dit d'appeler le 112.
[…] L'ambulance arrive et, là, la dame me dit de prendre du paracétamol et d'aller me coucher, que ça ne sert à rien de se rendre à l'hôpital. Je lui dis que quelque chose a explosé dans ma tête, elle se moque de moi. Je me fâche et lui dis que je veux aller aux urgences. Elle me répond OK, et précise qu'ils n'ont pas de médecin disponible. Elle décide tout de même de m'emmener. Au bout de 15 km je vomis et tombe dans un semi-coma.

Extrait du témoignage de Leïla A.

Le 10 juillet, à mon réveil, je m’aperçois que je suis devenue hypersensible à la lumière. Ma mère chez qui je suis remarque un abaissement léger de ma paupière, sans me le dire. Puis, soudain, la douleur devient insupportable. Je perds connaissance. Aussitôt, c’est étrange, j’ai l’impression d’aller très loin, si loin que je me retrouve à Sidi bou Saïd en compagnie de mon père, décédé 13 ans plus tôt. Là-bas, c’est le printemps, il fait doux et je suis bien, mais mon père me repousse de façon inattendue, tandis que, parallèlement, j’entends les cris de ma mère.
Appelés, les pompiers arrivent, hésitent, ils pensent que j’exagère, puis, finalement, m’emmènent aux urgences les plus proches.

Extrait du témoignage de Valérie F.

Un mercredi midi, alors que je viens de passer la tondeuse en plein soleil, prise de vertiges, je tombe sur le sol. Quand je me relève un instant plus tard, je pense tout de suite à une insolation.
Cependant, comme je ne me sens toujours pas très bien, je vomis, puis rejoins mon lit et dors tout l'après-midi en pensant ça passera. Le lendemain, je me réveille avec une douleur à la nuque qui me préoccupe immédiatement. Et si c'était une méningite ? Pour protéger mes enfants d'une éventuelle contamination, je décide de me rendre à l'hôpital..

Extrait du témoignage de Julie M.

Ma mère a fait une rupture d'anévrisme le 18 septembre 2015, soit 3 jours après avoir fêté ses 57 ans. Elle se préparait pour aller au travail, moi pour aller au lycée. Je descends les escaliers et je la vois sur le canapé se tenant la tête. Elle me dit directement d'appeler le samu. Je me dis tout de suite qu'il se passe quelque chose étant donné que ma mère ne se plaint jamais et j'appelle vite les urgences. Elle vomit.
Les pompiers arrivent, l'examinent puis me disent qu'ils ne veulent pas l'emmener à l'hôpital, ils pensent que ça va passer. Ma mère ne parle plus et je fais un scandale pour qu'ils l'emmènent.

Extrait du témoignage de Cyril B.

Je m'appelle Cyril et, aujourd'hui, en 2020, j'ai 26 ans. La nuit du 12 au 13 janvier 2008, j'ai fait un AVC hémorragique à cause de la rupture d'une Malformation ArtérioVeineuse (MAV), j'avais 14 ans.
C'était un samedi, après une journée normale d'adolescent, sport et amis l'après-midi. Le soir, je jouais à l'ordinateur assis sur un fauteuil en regardant la TV, lorsque j'ai été pris de violents maux de tête. Normalement peu sensible, j'en pleurais tellement c'était intense et bien trop gros pour que ça passe seul. J'ai crié et appelé mes parents qui dormaient dans leur chambre. Ils sont très vite arrivés et m'ont allongé sur le canapé du salon avant d’appeler le SAMU, décrivant avec leurs mots ce qui m’arrivait à l'opératrice du SAMU. Réponse : « On ne déplace pas une ambulance pour un mal de tête. »

Extrait du témoignage de Caroline B.

[…] là, une douleur violente me traverse la tête. Je me vois encore fermer les yeux sous la douleur. Je vais boire un verre d'eau en titubant. Je cherche mon souffle, la lumière commence à me gêner fortement, j'ai du mal à rester debout. Par chance, mon ami arrive et je lui indique qu'il y a vraiment quelque chose d'anormal qui se passe. Il a la présence d'esprit de m'emmener aux urgences de notre petite ville. Sur la route, la douleur dans ma tête s'amplifie, mon cerveau est comprimé, de plus en plus. Les mouvements de la voiture, la lumière, les bruits de la rue me sont insupportables.
Arrivée à l'hôpital, je ne peux plus marcher. Mon ami part chercher de l'aide et, entre-temps, j'ai mon premier vomissement. Heureusement, j'ai la force d'ouvrir la portière. Dans les premières questions, on me demande si je suis migraineuse et je réponds oui. Le médecin tourne les talons aussitôt. Avant qu'elle ne quitte la pièce, je réclame un haricot pour mes nausées. Après 3 vomissements et mon insistance pour dire que ce n'est pas une migraine, elle finit par m'administrer une perfusion et demander un scanner. Comme celui de l'hôpital est hors service, elle demande mon transfert dans le CHU le plus proche, mais galère à trouver une ambulance pour m'y emmener. Tout me semble durer une éternité.
Ce transfert est de loin le pire moment, car les mouvements de la voiture me sont insupportables !!!

Extrait du témoignage de Fabienne B.

Je suis aide-soignante en gériatrie, alors je suis sensibilisée au problème. Pourtant, je ne peux le considérer autrement, ma prise en charge lors de mon AVC a ressemblé à une catastrophe. Alors je me suis demandé combien de personnes pouvaient perdre la vie pour ne pas avoir été prise en charge à temps ? J’ai envie d’en parler et d’agir.
En janvier 2015, j’avais 43 ans. Alors que j’étais chez moi, j’ai ressenti une douleur très forte au niveau du haut de nuque et bas du crâne. J’ai vu tout noir et, pourtant, je n’ai pas perdu connaissance. Quand ma vue est revenue, j’ai réussi à attraper mon téléphone et m’asseoir dans le canapé. J’ai appelé mon ami pompier volontaire en déplacement pour son travail. Je lui ai dit que c’était grave. D’où il était, il a contacté les pompiers qui sont arrivés rapidement. Tout de suite, ils ont pensé à un problème d’origine cérébrale et téléphoné au SMURService Mobile d'Urgence et de Réanimation. Malheureusement, le médecin au bout du fil a minimisé la gravité de mon état et refusé d’envoyer une voiture. Par conséquent, les pompiers m’ont emmenée aux urgences. Pendant les dix à quinze minutes de trajet, j’ai vomi, puis perdu connaissance. Ensuite, je ne me souviens plus de rien jusqu’à mon réveil.
Mon ami est arrivé et m’a retrouvée en attente sur un brancard. Aussitôt, il a demandé à voir un médecin, effaré de penser que j’agonisais depuis deux heures et demie sans le moindre soin. Son intervention a accéléré le traitement de mon cas, ce qui ne l’a pas empêché d’entendre de la part d’un infirmier : « Les urgences, c’est comme au magasin, c’est chacun son tour. ». Parce qu’un AVC n’est pas une extrême urgence ?
Au scanner, mon cerveau est apparu inondé de sang. Cette fois, le SMUR a accepté de me transférer dans un autre hôpital. À mon arrivée, mon pronostic vital était engagé. Je suis partie au bloc pour l’embolisation d’un anévrisme sur l’artère moyenne gauche.

Les témoignages complets sont à retrouver dans la page Témoignages

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